Arrien en Bethmale

Canton de Castillon


L'inscription - informations complémentaires


La commune d'Arrien occupe la partie basse de la vallée du Balamet à l'est de Bordes sur Lez.

Arrien vers 1750

Extrait de la carte de Cassini n°40 (Ax les Thermes)

 

L'inscription
Une inscription funéraire a été découverte par l'abbé CAU-DURBAN à la fin du siècle dernier dans le mur d'une maison datée de 1620; la pièce est exposée dans la galerie épigraphique au sous-sol du Musée Saint-Raymond. L'inscription a été gravée avec grand soin dans un marbre blanc à grain très fin qui rappelle le marbre de Saint-Béat.
Voici le contenu de l'inscription

Viv(us)/ Fuscus Tottonis f(ilius)/ sibi et uxori/ Neureseni Sendi f(iliae),/ o(bito) Lucilio filio,/ Luciliae filiae. 

De son vivant, Fuscus, fils de Tottonis, a élevé ce tombeau à lui-même et à son épouse Neureseni fille de Sendus, à feu Lucilius, son fils, à Lucilia, sa fille.

 

 

Inscription d'Arrien

Par sa facture, l'inscription remonterait peut-être au premier siècle de notre ère. Sa présence à Arrien laisserait supposer l'existence aux alentours immédiats d'un petit mausolée antique ; Il est impossible de localiser le site en l'absence d'autres découvertes dans le village et les environs ;  il est également impossible de préciser ce qui environnait le site: habitat isolé? petite agglomération? sanctuaire? Il semble cependant évident que le versant où l'on a construit Arrien et son hameau Villargein a constitué un cadre privilégié en raison de son ensoleillement.

Retour au Haut de page

Informations complémentaires
CASTECH
: il s'agit de la tour de Bramevaque (XIVème siècle?). Rien ne permet de dire qu'il existait un site à cet endroit avant le Moyen-Age.
VILLARGEIN
: il s'agit d'un hameau situé sur un petit ressaut au-dessus d'Arrien; si le radical "Villa", ainsi que la topographie (un replat sur la soulane) sont très intéressants, aucun vestige antique n'a été repéré à Villargein. On peut toutefois se demander si l'endroit, plat et très ensoleillé, n'a pas abrité de site dès l'Antiquité; pourquoi ne pas penser à un domaine agricole (villa) tourné vers l'élevage ?
Une inscription, connue au XVIIIème siècle, aurait disparu. On ne sait pas où elle aurait été trouvée.
Voici la restitution, puis la traduction du texte que SACAZE considère comme les plus probables

D. M
IVLIAE. SERGI
FILIAE. PAVLINAE
M. SERGIVS. PAVLVS
MATRI. PIISSIMAE

"Aux Dieux Mânes de Julia Paulina, fille de Sergius.
Marcus Sergius Paulus à sa mère chérie".

L'origine bethmalaise de cette inscription est remise en cause par LIZOP qui pense qu'elle viendrait de Saint-Girons. En 1992, J.-P. BAREILLE confirme que "cette inscription ne provient pas de Bethmale, mais de Saint-Girons où elle a été lue au XVIème siècle par Gardet et Bertin".

 

Retour au Haut de page

Retour à la liste des communes

Accueil

 


statistiques