Seix

Canton d'Oust



L'église - Les carrières -Les mines
informations complémentaires

A l'extrémité sud de la plaine d'Oust, Seix commande les accès à la haute vallée du Salat ainsi qu'à la vallée d'Esbints qui mène au col de la Core. C'est une vaste commune s'étend sur prés de 10 km du nord au sud, jusqu'à la crête frontalière.

Seix vers 1750
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Extrait de la carte de Cassini n°40 (Ax les Thermes)

Seix et la toponymie
C. BERGES pensait, au siècle dernier, que le nom du village provenait du mot latin Sex car la localité aurait eu la suprématie sur les 6 principales communes environnantes.
A. DAUZAT a lui rapproché Seix de Saxum qui signifie "rocher" en latin.
LIZOP proposa Sixsio ou Sixsium.
Pour le sénateur-maire BORDES-PAGES, Seix viendrait d'"AQUAE SEXIAE" ou "SEXTIAE"... Aujourd'hui encore un des quartiers s'appelle Bagnères, il figure sur le terrier du XVème siècle sous la forme BANHERAS. Mais, il semble évident que le docteur BORDES-PAGES, promoteur des thermes qui allaient ouvrir dans le canton au siècle dernier, a fait tout son possible pour prouver l'ancienneté de la tradition thermale du secteur. Le choix d'Aquae Sextiae a l'avantage de rappeler Aix-en-Provence, la prestigieuse ville thermale romaine du sud de la Gaule dont la Seix ancienne aurait été l'homonyme.

 

Livre terrier du XVème siècle

 

Banheras (XVè siècle)

De son côté, M. CHEVALIER s'est plutôt appuyé sur le suffixe "eix" (ICUS?) qui pourrait d'après lui éventuellement rappeler l'existence d'un "fundus" gallo-romain à Seix. Rien ne vient confimer ou infirmer cette hypothèse puisque l'épigraphie, seule arme dont pourrait disposer l'historien dans ce domaine, demeure ici désespérément inexistante.
Aucune hypothèse n'a été encore vérifiée.

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L'église de Seix (Saint-Etienne)
A l'extérieur, le chrisme que le GROUPE D'ARCHEOLOGIE ANTIQUE considère comme le "réemploi probable d'une plaque de sarcophage paléochrétien" serait en fait du XIIème siècle.
A l'intérieur, un autre réemploi est observable au niveau d'une plinthe sans qu'il soit possible de le dater.

Les carrières
La tradition fait remonter l'exploitation des marbres à Seix à l'antiquité romaine.
Les carrières de la vallée d'Esbints (marbre blanc): le marbre d'Esbints est déjà exploité au XVIIIème siècle selon les témoignages de DIETRICH et CASSINI ; à l'heure actuelle, il est impossible de dire s'il y a eu une exploitation antique.
A Marbouillères on peut penser que des carrières de Marbouillères ont été exploitées avant le XVIIIème siècle ; en 1786, le site était déjà connu et exploité sous le nom de "Marbouléro". . Toutefois, faute de mobilier archéologique, on ne peut pas conclure à l'antiquité des carrières dans l'état actuel des connaissances.

 

 

Marbouillères

Les carrières d'Escalatorte ne semblent pas antérieures au XIXème siècle.
Les carrières de la vallée d'Estours: on estime que le marbre griotte d'Estours a été utilisé à St-Lizier et ailleurs dans le Couserans (Gajan...) dans l'Antiquité. Le problème vient du fait que les carrières de la vallée d'Estours ne sont pas signalées avant l'époque contemporaine. De DIETRICH, MARROT et BORDES-PAGES n'en font pas mention.

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Les mines
A Mède, l'exploitation du cuivre en surface est mentionnée au XVIIIè siècle.
A Aunac, de DIETRICH rapporte que l'on ramassait des rognons de cuivre au XVIIIè siècle.
La mine de Mimort: (galène argentifère et cuivre).
Le site est en contrebas du chemin qui va de Coume-Caude d'en haut à Bonrepos. En 1786, de DIETRICH signale plusieurs travaux réalisés par M. de Villepeinte quelques années auparavant. Ni de DIETRICH, ni MUSSY n'évoquent un site antique.
La mine de Sahusset: là, l'exploitation du cuivre est antérieure à 1786. Elle s'est poursuivie jusqu'en 1914.
La mine d'Escalatorte (plomb et cuivre) est mentionnée dès 1786 par de DIETRICH. L'exploitation est peut-être antérieure au XVIIIème siècle.
La mine d'Arcouzan (blende et galène). De DIETRICH n'en parle pas en 1786. Il serait donc vraiment prématuré de conclure à l'antiquité du site.

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Informations complémentaires
LIZOP, après DAUBREE, signale la découverte d'une table dormante à broyer le minerai à la mine du Pouech, à Seix. En fait, cette mine est située sur le territoire d'Aulus.
En 1996, la Carte Archéologique de la Gaule rapporte qu'au début du XXè siècle on aurait trouvé des monnaies romaines en contrebas du château de Mirabat, au-dessus de l'Alet (2 bronzes d'Antonin le Pieux, une monnaie d'argent de Dioclétien, et une monnaie d'argent de Valentinien).
A St-Christaud une monnaie romaine aurait été retrouvée dans les années 50.

 


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