Conclusion

Plus de questions que de réponses...



Essayer de faire une synthèse historique sur l'Antiquité dans des vallées du Haut-Couserans s'avère un exercice très délicat ; à maintes reprises, nos sources d'information nous ont menés sur de fausses pistes ;  en fait, les vestiges antiques sont nettement moins nombreux que la tradition et R. LIZOP ne le laissaient entendre.

Je pense avoir fait un tri à peu près objectif entre les vestiges réellement antiques et les autres. Sur le terrain, assez peu de nouvelles découvertes ont été faites ; par contre, le dépouillement des archives des mines et des carrières s'est avéré fort instructif, notamment quant à la datation de certains sites.
Avec si peu de vestiges, force est de constater que bien des questions resteront sans réponse. Nous ne pouvons savoir dans quelle mesure les vestiges découverts sont un reflet fidèle de la réalité antique;  par conséquent, c'est la prudence qui s'impose pour bon nombre de nos conclusions:

-Pour l'Age du Fer, nous avons vu que les éléments dont nous disposions semblaient confirmer l'existence d'un fonds culturel aquitain en Haut-Couserans.

-La romanisation n'a pas laissé beaucoup de traces dans les vallées ; à l'adoption sans doute générale de la monnaie semblerait s'ajouter au moins pour une partie de la population libre soucieuse d'intégration, l'adoption du latin et de coûtumes romaines dès le Haut-Empire.

Comme en Comminges, un fonds indigène subsiste encore toutefois, comme le montrent l'onomastique, mais aussi, semble-t-il, le choix des divinités honorées (encore au IIIème siècle). Les premières marques du Christianisme n'apparaissent avec certitude qu'à Vic, et sans doute pas avant le VIème siècle.

En l'absence de sources, nous n'avons pas pu percevoir d'évolution sensible de l'économie malgré l'adoption du monnayage romain ; l'activité minière, déjà pratiquée à l'Age du Fer, se poursuit dans l'Antiquité sans qu'il soit possible de parler d'une intensification. L'existence de carrières antiques n'est pas démontrée si ce n'est à Aubert. Il est probable que le pastoralisme, plus que l'agriculture, est resté l'activité principale dans le secteur.

Il faudrait toutefois plus de sources et de nouvelles découvertes pour dresser un état de la romanisation de ces vallées de montagne vraiment représentatif de la réalité antique. On peut sans doute considérer que les zones les plus proches de Saint-Lizier, plus favorables à l'installation de villae, ont connu une acculturation plus rapide que les régions les plus reculées. Nous n'irons toutefois pas jusqu'à estimer que le Haut-Salat, dépourvu d'inscriptions latines, était moins romanisé que le Castillonnais ;  mais il est probable que la vallée du Lez a facilité, par sa largeur en aval de Castillon, par la présence certaine d'une villa à Aubert, le développement de la culture romaine dans le Castillonnais.

 

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