Synthèse, troisième partie

L'économie


Les mines- Les carrières - Artisanat
Agriculture/élevage - Forêts - Réseau routier


1: L'EXPLOITATION DU SOUS-SOL

a) Les mines

Il convient d'essayer de mettre en ordre les sites inventoriés puisque certains sont exploités dès l'Age du Fer, d'autres dans l'Antiquité ; et enfin, un bon nombre au Moyen-Age ou à l'époque moderne.

-Age du Fer
Des auteurs antiques évoquent à plusieurs reprises les richesses minérales des Pyrénées ; à propos des combats qui opposent les Sotiates à l'armée de Crassus, César nous apprend que les Aquitains sont habiles dans le creusement de tunnels car "il y a chez eux en maints endroits des mines de cuivre"; de son côté, Strabon évoque des mines d'or situées "au pied même du mont Pyréné". D'après lui, les Tarbelli "possèdent les mines d'or les plus productives. Nulle part, il n'est fait mention de mines chez les Consoranni en particulier.
L'archéologie a cependant démontré que le site de la grotte Sainte-Catherine de Balagué avait été exploité au cours de l'Age du Fer afin d'extraire un minerai de fer, la limonite. Nous n'en savons guère plus. Si effectivement, on trouve de l'or, du cuivre, du plomb argentifère et du fer dans les vallées de notre zone de prospection, nous n'avons pas la preuve que les sites ont été exploités pendant la Protohistoire.

L'Antiquité
Traditionnellement, on considère que la romanisation s'est accompagnée d'une exploitation à outrance du sous-sol.
En fait, seule l'antiquité de deux gisements semble démontrée à l'heure actuelle. Un ingénieur des mines aurait découvert des tessons d'amphores dans les haldes de la mine des Argentières vers 1960 ; selon Cl. DUBATIK, nous pourrions lui faire confiance, bien que nos recherches sur le terrain n'aient pas permis d'autres découvertes. La présence de tessons d'amphores dans le crassier de Bernadès (Soueix-Rogalle) implique l'existence d'un ou de plusieurs sites d'extraction à proximité (Le Rus? Tachouères? La Hage? La grotte d'Ardet?).

A l'heure actuelle, à partir de ces seuls vestiges à peu près certains, il est impossible de dire que l'exploitation des richesses minières s'intensifie avec la romanisation. Il nous faudrait connaître l'ensemble des exploitations qui ont fonctionné pendant la Protohistoire et l'ensemble des sites miniers antiques, puis effectuer la comparaison.

Tout ce qu'il est possible de faire, c'est énumérer un certain nombre de sites exploités à un moment indéterminé, entre la protohistoire et la période moderne.

-L'or
Le Salat est aurifère ; au moins jusqu'au XVIIIème siècle, l'orpaillage a été pratiqué au niveau de Saint-Sernin et de Soueix. De DIETRICH laisse entendre qu'il s'agit d'une activité certes traditionnelle, mais toutefois très limitée en raison de la quantité infime de paillettes recueillies. La rivière était également exploitée en aval de Saint-Girons, vers Bonrepaux. Si le Salat a pu attirer des orpailleurs dans l'Antiquité, il est probable que l'exploitation n'était pas aussi importante que chez les Tarbelli dont parle STRABON.
De son côté, MALUS estime que l'on tirait "des marcassites d'or" des mines du Castelminier (Aulus); d'après le B.R.G.M., il ne s'agirait que de minerai de cuivre.

-Le plomb argentifère
Il semble que le procédé de coupellation du minerai de plomb argentifère était connu avant la romanisation ; l'opération consiste à chauffer en atmosphère oxydante l'alliage plomb-argent dans une coupelle jusqu'à ce que tout le plomb soit oxydé. Sous l'oxyde de plomb apparaît alors l'argent en fusion.

Dans notre secteur de prospection, les sites connus anciennement et où la galène argentifère a été extraite sont assez nombreux:
-A Aulus, les Argentières (site antique fort probable), Laquorre (déjà inexploitée en 1786), Les Ouels (antérieur à 1600), Aubac ("ancien et abandonné" en 1786), Raspes (antérieur à 1786), Sagettes (?) et Freychillière(?).
-A Alos, l'Argentère (certainement antérieur à 1600).
-A Seix, Escalatorte (abandonné en 1786), Mimort (début des travaux au XVIIIème siècle?), Arcouzan (?).
-A Ustou, Carbauère (antérieur à 1786), Hechedech (antérieur à 1786).
-A Couflens, Hoque de Bouch (antérieur à 1786).
-A Bethmale, Les Trilles (sans doute antérieur à 1600).
-A Sentein, mines antérieures à 1600, réputées antiques.

-Le cuivre
Nous savons que le cuivre du Séronais (Ariège) a été exploité dans l'Antiquité.
Dans le Haut-Salat, les gisements anciens sont assez nombreux.
-A Soueix, Clamane (certainement antérieur à 1600).
-A Ustou, Hechedech, (antérieur à 1786).
-A Seix, Mède, Aunac (ramassage en surface au XVIIIème siècle), Mimort (début des travaux au XVIIIème siècle?), Sahusset (antérieur à 1786), Escalatorte (antérieur à 1786).
-A Aulus, Les Ouels (antérieur à 1600), Fontaine d'Aubac (antérieur à 1786), Les Raspes (antérieur à 1786), Escanérades (antérieur à 1786).
Dans le Castillonnais oriental, s'il existe un filon de cuivre à Bordes, nous de savons pas s'il y a eu une exploitation. Plus haut, mais en dehors de la zone prospectée, le B.R.G.M. signale des gîtes de cuivre à Irazein.

-L'étain
Ce minerai est utilisé pour la fabrication du bronze. Il est rare dans les Pyrénées.
En 1600, MALUS signale à plusieurs reprises des gîtes stannifères : à Ustou, Ercé, Aulus. Ces sites ne sont pas connus par le B.R.G.M.. S'agit-il d'une erreur de MALUS?

-Le fer
En Gaule, il semblerait qu'il faille attendre le IXème siècle avant J.-C. pour voir la production de fer se développer.
Le minerai de fer constituant à peu près 5% de l'écorce terrestre se retrouve un peu partout et assez facilement. Dans les vallées du Haut-Couserans, on compte quelques sites plus ou moins anciens:
A Balagué, la grotte Sainte-Catherine (Age du Fer).
A Bethmale, la Herrane (antérieur à 1600?), grotte d'Espugues?.
A Soueix, grotte d'Ardet? Le Rus, Tachouères, La Hage (antiques?).
A Aulus, Laquorre (déjà inexploitée en 1786), Freychillière (?).
A la fin du Moyen-Age et pendant toute l'époque moderne, les gîtes de fer du Haut-Couserans s'avèrent insuffisants pour combler les besoins en minerai des forges locales importantes (Alos, Ercé, Oust, Ustou...). En vertu d'une transaction faite en 1347 entre la vallée de Vicdessos et les comtes de Couserans, les maîtres de forges du Couserans importent du minerai de fer qu'ils échangent contre du charbon. En était-il de même dans l'Antiquité?

b) Les carrières

Le marbre
On considère souvent que certaines carrières du Haut-Salat ont été exploitées dans l'Antiquité.
Les carrières d'Estours que nous connaissons aujourd'hui sembleraient remonter au XIXème siècle, comme celles de Balacet et Uchentein, ainsi que celles d'Ercé. Comme elles, celles d'Escalatorte n'apparaissent qu'au XIXème siècle.
Les plus anciennes carrières ne sont signalées qu'au XVIIIème siècle ; il s'agit de la carrière de Font des Tourdets à Couflens, de la carrière de Fontsourde dans la vallée d'Esbints à Seix, et de Marbouillères, encore à Seix. Pour ce dernier cas, la présence du toponyme déjà au XVIIIème siècle supposerait une exploitation antérieure.
Dans le bassin du Lez, les vestiges sembleraient prouver l'existence de la carrière d'Aubert pendant l'Antiquité, tandis que les carrières de Balacet et Uchentein ne sembleraient remonter qu'au XIXème siècle.

Certains réemplois de la cathédrale de Saint-Lizier ressemblent étonnamment à des marbres que l'on retrouve en amont de Seix ; la logique voudrait que ces réemplois proviennent effectivement de cette zone assez proche de la capitale des Consoranni ; toutefois, il est impossible de préciser l'origine exacte d'un fragment de marbre, tant les zones d'extraction possibles sont nombreuses dans les Pyrénées.


2: UN ARTISANAT?  UNE ECONOMIE AGRO-SYLVO-PASTORALE?

a) L'artisanat

Là encore, la pauvreté des sources constitue un obstacle insurmontable.
Tout au plus, face à la découverte d'une soixantaine d'urnes à Ayer, pouvons-nous nous demander s'il a existé un atelier de potiers aux environs de Bordes au premier Age du Fer.
La présence de scories à proximité d'un gisement de fer indiquerait l'existence probable d'une fonderie à Balaguères à l'Age du Fer.
Une fonderie de fer fonctionne également dans l'Antiquité à Bernadès (Soueix-Rogalle) où deux crassiers ont été retrouvés. La logique voudrait que la zone prospectée, si riche en minerais, ait été relativement couverte de crassiers ; en fait, la prospection n'a pas permis d'en découvrir d'autres, à part quelques scories isolées (Balagué).

Quand nous avons signalé des scories de fonderie à Ferrasse (Ercé), et d'anciennes forges à Alos, Ercé, Ustou, Aulus, Oust et Engomer, nous n'avons pas pu préciser à quelles époques les sites ont commencé à fonctionner.

b) L'agriculture et l'élevage

S'il est probable que dans la basse vallée du Lez, la supposée villa de Moulis était entourée de champs cultivés, dans toute la zone prospectée, nous n'avons pas de réelle trace de l'existence d'une agriculture antique ; il fait cependant peu de doute que certaines soulanes ou des fonds de vallée assez larges aient pu servir de cadre à une agriculture toutefois moins importante que dans la plaine; la découverte d'une meule en granite à Ayer laisserait penser que des points très reculés du secteur ont pu être cultivés dès la protohistoire. Les toponymes de "Bielle" dans la commune d'Ustou, de "Villargein" dans la commune d'Arrien en Bethmale, désignant tous les deux des espaces plats et favorables, sont formés semble t-il tous les deux sur le radical "villa" qui désigne souvent de grands domaines de l'Antiquité ou du Haut-Moyen-Age. Malheureusement, dans les deux cas, rien n'est venu confirmer l'existence de telles structures à Ustou ou dans la vallée de Bethmale; seule l'inscription funéraire retrouvée à Arrien en contrebas de "Villargein" pourrait éventuellement être rattachée à un domaine agricole situé plus haut sur la soulane.

Les auteurs s'accordent toutefois plus souvent pour considérer les Pyrénées avant tout comme une zone d'élevage ; c'est le cas de tous les massifs montagneux de la zone tempérée:
Selon LIZOP, l'élevage pyrénéen par excellence devait être celui du mouton ; mais un effort particulier devait aussi se porter sur celui de la chèvre, du porc, de bovins de petite taille, et de chevaux.
Les découvertes de la fosse du Luc à Saint-Girons nous renseignent peut-être un peu plus sur l'élevage en Couserans ; il est fort probable que certains des animaux dont les restes ont été retrouvés en 1963 ont été élevés dans le secteur que nous étudions. La grande majorité des restes antiques est constituée d'ossements de boeuf ; viennent ensuite des ossements de porc, alors que les autres types sont nettement moins nombreux: quelques ossements de poulet, de mouton, d'agneau, et de lièvre. Il s'agit au moins en partie de restes alimentaires; nous ne saurions y voir toutefois un échantillon représentatif de ce qu'était l'élevage antique en Couserans.

c) Les forêts

Curieusement, STRABON décrit le versant nord des Pyrénées comme une zone assez peu boisée par rapport au versant espagnol.
Il n'est pas possible de décrire l'étendue de l'aire forestière antique dans le Haut-Couserans. Malgré le peu d'informations dont nous disposons, il est toutefois probable que le Haut-Salat au climat beaucoup plus humide que le Castillonnais, a connu une couverture végétale plus importante.
Il semble évident que la forêt, souvent vénérée, a été exploitée pour les nombreuses richesses qu'elle renferme.
Si nous n'avons pas retrouvé de traces d'habitat dans tout le secteur que nous avons étudié, c'est sans doute dû en partie à l'importance prise par le bois dans la construction.
La présence de deux crassiers à Bernadès (Soueix-Rogalle) suppose l'existence de charbonnières antiques dans les environs immédiats. En prospection, nous avons relevés de nombreux toponymes rappelant une ancienne activité de charbonnage: certains endroits ont été visités, en vain. S'il est impossible de dater ces charbonnières, il est en revanche probable que la majorité est relativement récente (périodes médiévale et moderne). Depuis le XIVème siècle, les forêts couserannaises sont exploitées intensivement par les charbonniers dans le cadre de l'échange entre le Couserans et les vallées du Vicdessos.


3: UN RESAU ROUTIER ANTIQUE?

En 1931, R. LIZOP imagine le réseau routier antique du Haut-Couserans: venant de Saint-Lizier, "à Saint-Girons, la voie principale bifurquait. La route qui remontait la haute vallée du Salat, et dont le tracé est mal connu, suivait la rive gauche par les gorges de Ribaouto, Eycheil, Lacourt, jusqu'au confluent de l'Arac. Sur ce point, elle passait sur la rive droite, vers le pont actuel de Kercabanac, et par Vic d'Oust ; atteignait Couflens où devaient commencer les sentiers qui gravissent le port de Salau. La route de la vallée du Lez suivait la rive gauche de ce ruisseau au-dessus du confluent. A Luzenac, un mausolée quadrangulaire (une pile) se dressait près d'elle. La voie remontait la vallée par Moulis, Luzenac, passait probablement sur la rive droite à Engomer, atteignait Castillon, et remontait probablement par Bordes jusqu'à Sentein".
D'ouest en est, il est probable que depuis le Comminges, une route transversale rejoignait Castillon depuis la vallée de la Bellongue ;"de là, elle aurait atteint la vallée du Salat par le port de la Core, Seix et la vallée de l'Ariège, par la vallée de l'Arac, Massat, le col de port, Tarascon. Une autre route plus méridionale, nécessitée par l'exploitation des centres miniers de la vallée d'Aulus et la fréquentation des thermes de cette localité, devait rejoindre la vallée de l'Ariège par la vallée de l'Alet, Oust, Ercé, Aulus, le port de Saleix, Vicdessos".

Qu'en est-il exactement aujourd'hui ?
Une fois encore, nous ne pouvons que regretter l'absence de vestiges ; il s'avère que R. LIZOP s'est fondé globalement sur la logique qui veut que les voies suivent les vallées et s'adaptent au terrain, mais aussi sur une relative continuité du réseau routier depuis 20 siècles ; les trajets décrits correspondent aux tracés des routes départementales actuelles.

L'étude des lettres de FROIDOUR au XVIIème siècle et des cartes anciennes a montré qu'il fallait se montrer circonspect. Bon nombre de routes ont en effet été construites au cours du XVIIIème siècle.
En fait, aujourd'hui, nous ne pouvons pas dresser de carte d'éventuel réseau antique ;  tout au plus pouvons-nous, comme pour les mines et les carrières, signaler certains chemins qui existaient déjà au Moyen-Age:
Dans la vallée du Lez, l'existence de la pile romaine de Luzenac supposerait le passage d'un chemin antique à proximité. L'abbé CAU-DURBAN aurait retrouvé une voie large de 4 m, pavée de gros cailloux non cimentés sur un lit de galets de rivière. Toutefois, en 1984, A. MOULIS émet des doutes sur la nature de la découverte de l'abbé et pense qu'il ne s'agit en fait que d'une couche alluvionnaire.

Sur la rive gauche du Lez, un chemin rejoint Audressein par le Pouech (Moulis), Alas, Arrout ; il figure sur les cartes anciennes et existait sans doute déjà au Moyen-Age car il est jalonné par des églises romanes. A partir d'Audressein, une branche remonte la vallée de la Bellongue par la rive gauche de la Bouigane, en passant par Argein ; le centre de vacances de "Lestrade" se trouve sur l'autre rive, mais aucun tronçon d'éventuelle voie antique n'y a été relevé.

Nous n'avons pu ni dater le chemin pavé que nous avons remarqué à Salsein (Estrado-Prat d'Estrado), ni en définir l'intérêt.

Depuis Audressein, une autre branche remonte la vallée du Lez par la rive gauche, passe à Ourjout et se divise par la suite: un sentier remonte la vallée d'Orle vers l'Espagne (2318 m) tandis que l'autre rejoint Uchentein et Balacet (église romane). Au début du XVIIIème, un chemin permettait de rejoindre Seix depuis Castillon par Bordes, Bethmale, et le col de la Core. Si cette axe naturel a sans doute été utilisé depuis la Préhistoire, il n'est pas possible de dire qu'une voie romaine l'empruntait.

Dans le bassin du Salat, nous savons qu'un chemin permettait depuis Saint-Girons et Saint-Lizier, de rejoindre l'Espagne par Saint-Sernin, Soueix, Escarrères ("routes"), Seix, Couflens, Salau, à la fin du XIIème siècle. En amont de Salau, le chemin n'a rien d'une voie romaine ; large de 1,5 m en moyenne, il est longé de part et d'autre par des murets de pierres sèches.

Depuis Seix, une variante mentionnée au XVIIIème rejoint le port d'Aula par Couflens de Betmajou, Mède, et la vallée d'Estours. Il ne s'agit que d'un sentier muletier. Entre le port d'Aula (2260 m) et le port de Salau (2087 m), le Portanech d'Aurénère (2331 m) était alors aussi considéré comme un point de passage. C'est aussi le cas du port de Marterat à Ustou (2217 m).

Vers le Portanech d'Aurénère

Un chemin qui remonte la vallée du Garbet par Vic, Oust, Ercé, Aulus, Coumebière et le port de Saleix figure sur une carte du XVIIIème siècle; la présence d'églises romanes le long du chemin, et l'existence du contrat d'échange entre le Couserans et le Vicdessos montrent que le chemin existait au Moyen-Age. La faible largeur (1,5 m) de la "vieille route" (terme qui désigne le chemin sur le vieux cadastre à Ercé) au fond de la vallée ne permet pas d'en faire une "voie romaine". Il ne s'agit que d'un chemin.
C. RICO estime que les ports du Haut-Couserans n'ont servi que pour la transhumance avant le Moyen-Age, et qu'il n'ont pu favoriser que des échanges locaux entre les vallées espagnoles et les vallées du Couserans. Ceci est fort probable ; encore aujourd'hui, le pélerinage annuel des bergers couserannais au sanctuaire espagnol de Montgarri rappelle les liens établis depuis des siècles entre les populations des deux versants. Il est sûr qu'il ne faut pas imaginer de grandes routes transpyrénéennes.
S'il semble évident que les principaux chemins ont dû tenir compte des contraintes qu'imposait le relief, il est évident aussi que l'accès aux larges vallées du Castillonnais a été plus facile depuis Saint-Lizier que l'accès au Haut-Salat, éloigné et relativement enclavé. Faut-il voir dans cette isolement relatif la cause principale de l'absence de vestiges dans le Haut-Salat? Il serait vraiment prématuré de le conclure.

 

Vers la Conclusion

 

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