Pourquoi ce site ? - Comment ça marche ? - La prospection archéologique
Sous
l'appellation "Haut-Couserans", on désigne les montagnes et
les vallées situées au sud de Saint-Girons dans les Pyrénées
centrales (département de l'Ariège, 09).
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Ce
qui est présenté dans ces pages est une "mise à jour" élargie
d'un travail universitaire de Maîtrise que j'ai soutenu en juin 1995
à l'Université de Toulouse-Le Mirail, et intitulé
Le
Haut-Salat et le Castillonnais oriental de l'Age du Fer à l'Antiquité
tardive. Pour accéder facilement à l'inventaire des sites et vestiges, 4 entrées sont possibles et vous permettent de trouver rapidement ce que vous cherchez; il faut:
La synthèse historique sur la période antique dans les vallées du Haut-Salat et du Castillonnais oriental est accessible directement par la page "Bilan des connaissances". Le moteur de recherche du site pourra également vous guider vers elle. Une bibliographie est aussi à votre disposition. Elle bénéficie elle aussi de son propre moteur de recherche. D'autre part, vous pouvez télécharger depuis ce site quelques documents anciens, aujourd'hui libres de droit et qui m'ont été utiles au cours de mes recherches : cartes anciennes, ouvrages ou articles anciens, etc... numérisés par mes soins ou tirés du site de la Bibliothèque Nationale de France (Gallica). Certains d'entre vous n'ont pas hésité à me demander des renseignements ou à me faire part d'omissions. Je vous invite chaleureusement à faire comme eux et à me contacter pour m'aider à compléter cet inventaire.
Pour élaborer l'inventaire et en tirer des conclusions sur l'occupation des vallées couserannaises durant l'Antiquité, il a fallu procéder à une prospection archéologique; même si un sondage archéologique a bien été réalisé (à Vic d'Oust, commune d'Oust), le travail de prospection ne se limite pas à des fouilles. Il s'agit plutôt d'une enquête multiforme à la recherche de tous les types d'indices qui peuvent faire penser à une occupation antique. Le sondage archéologique vient compléter la prospection, il a seulement été utilisé ici comme un moyen de vérifier les indices donnés par la prospection. La configuration de la zone prospectée (relief, bois, prairie, quasi absence de champs cultivés) n'a pas permis une prospection systématique de tous les terrains comme en plaine. Les quelques champs cultivés ont toutefois été parcourus, ainsi que les églises et les autres bâtiments importants (ponts, châteaux). En général, cependant, c'est seulement l'existence d'un ou de plusieurs indices qui impose la prospection d'un secteur ; ces indices peuvent prendre des formes tout à fait diverses ; il peut s'agir: -de la mention d'un site dans la littérature (érudits locaux, historiens, archéologues, géologues, prospecteurs miniers, spéléologues...). -d'informations orales recueillies sur le terrain, faisant état d'une tradition très ancienne ou de l'existence d'un site; -de la présence de réemplois (réutilisation de vestiges antiques dans le mur d'un bâtiment par exemple) ; -de la topographie (chapelle isolée sur une butte, par exemple) et de la géologie ; -de
la toponymie, sur les livres terriers, vieux cadastres,
vieilles cartes, voire cartes I.G.N.; un certain nombre de toponymes
sont en effet considérés traditionnellement comme pouvant
être d'origine antique, mais aussi médiévale ; citons
quelques exemples: La liste des toponymes ne se limite bien sûr pas à ces exemples ; il existe d'autres toponymes moins courants, mais aussi des variantes formées sur les mêmes radicaux (voir bibliographie). Sur le terrain, il convient ensuite d'essayer de voir si l'indice correspond effectivement à une réalité. |